On a beau appeler cette région de l’Indonésie “la petite Suisse de Java”, vous y croiserez nombre de minarets qui ne dérange ici personne. Notre visite dans ce coin reculé de l’île s’est en plus déroulée le jour de l’aid-el-fitri, autant dire que les appels à la prière ont été nombreux. Une fois n’est pas coutume, nous avons profité d’un jour férié pour nous évader de Jakarta. Direction, la ville de Cipanas, à 200 km au sud-est de la capitale.
Terre de volcans et de rizières, l’endroit est réputé pour ses sources chaudes. Des sources très chaudes, à tel point que la plupart des hôtels ont leur baignoire reliée aux eaux souterraines. Résultat, une eau à 45 degrés tout le temps, plutôt bluffant… Bluffant aussi le nombre de piscines. Il y en a tellement qu’on a arrêté de les compter: thermes, bassins, pataugeoires, il y en a pour tous les goûts, et entre 5000 et 35 000 roupies l’entrée, il ne fallait pas se priver. Au parc aquatique de la ville, toutes les piscines sont alimentées par les eaux du volcan Guntur. On se baigne dans les vapeurs avec une vue imprenable sur le sommet verdoyant de la montagne. Rien de tel pour décompresser, même si les bassins étaient ce jour-là pris d’assaut. La ville regorge de petits restaurants, d’hôtels de une à quatre étoiles avec sources privées. Le soir est plutôt bien animé avec ses laveurs de voitures, ses conducteurs d’angkot et ses enfants en pyjama revenant du bain. Oui, c’est comme ça Cipanas, et ne vous étonnez pas si en pleine rue, vous assistez à l’éruption d’un geyser d’un mètre de haut crachant de l’eau bouillante: ici, c’est tout à fait normal. Pas de quoi inquiéter la population, habituée à vivre sur une cocotte-minute. Ville d’eau Cipanas ? Oui, mais pas seulement chaude. Le lendemain, lors d’une excursion dans une forêt vierge, dominant le village, c’est le ciel qui nous est tombé sur la tête. Un déluge, éclair, tonnerre et torrent d’eau qui nous a pris au dépourvu, nous et nos affaires. Résultat des courses: un téléphone à la poubelle et un Ipod en vrac… bref, on a gagné notre journée, commencé deux heures plus tôt sur les pentes du volcan. Les cascades de Curug Cittis sont une des curiosités de la région. Avant de pouvoir faire trempette, l’ascension n’est pas de tout repos. Marche dans une mine de sable, évolution dans une forêt luxuriante, tropicale, humide, dangereuse, des montées, des descentes pour finalement arriver sur une chute de dix mètres de haut… Comme toujours, la propreté laissait à désirer: rendez-vous des scouts et des amoureux, l’endroit ne méritait pas tant que ça le détour. Seule la balade au milieu d’une végétation dense et variée nous a plus. Pour les amateurs de marche forcée, il suffit de deux heures de plus pour accéder au sommet du Guntur. On a préféré descendre dans la vallée. Il valait mieux, vu l’orage qu’on a essuyé… Seule déception, l’état de nos vêtements ne nous a pas permis d’entreprendre l’ascension du volcan Papandayan, l’un des volcans les plus dangereux de l’île. Guide et bonnes chaussures obligatoires. Une prochaine fois sans doute…





Excellent article !! Je ne me lasse pas du première paragraphe ….
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Bise à tous les deux. Bon courage pour la dernière ligne droite avant votre retour en France… lucky you.
que d’eaux …que d’eaux
avant la neige… et les princes!!
Joyeuses fetes et vivement vous suivre en 2010
bisettes de nous 3